Avant la crise financière de 2008-2009, c’était simple, les épargnants ou investisseurs confiaient leur épargne à des établissements de crédits ou autres institutions financières, sans crainte de faire fructifier leur argent. Mais depuis ce « krach », le concept de risque a changé de définition, et a fait émerger la notion de sécurité.

                Depuis 20 ans, le hit parade des placements se constitue de : l’immobilier à Paris, des actions françaises, de l’or, de l’assurance vie, et du livret A. Depuis 1992, les actions françaises sont montées en flèche, elles ont multiplié leur valeur par 4 (indice 100 en 1992) en 6 ans. Avec la crise russe en 1998, la valeur des actions françaises a stagné, mais c’est avec la bulle internet qu’elles ont chuté de 130 points. Au lendemain des attentats du 11 septembre, et ce sont jusqu’en 2007, leur valeur à dépassé les 500 points, mais c’est avec la crise financière de 2007, qu’elles ont baissé à 300 points. Elles essaient jusqu’à ce jour de reprendre de la valeur, mais difficilement.

                Le grand gagnant est l’immobilier à Paris, la valeur du prix au m2 a stagné pendant 7 ans et c’est en 1998, qu’il commence son ascension, imperturbable placement, avec un petit ralentissement durant la crise, l’immobilier est depuis  1998 un investissement notable, avec un indice à 550 points en 2013. Avec des taux bas en ce moment, serait ce encore le moment d’investir dans des murs parisiens ?

                Quant au livret A, et à l’assurance vie, ils sont considérés comme des placements sures, liquide et sans risque. Perturbé par aucun des aléas économiques, ils ont connu tous les deux, une croissance constante depuis 1992. Leurs indices sont aujourd’hui de 270 pour l’assurance vie, et de 80 pour le livret A. Ce dernier, bénéficiant d’une sécurisation du capital assurée par l’Etat, et d’une absence de fiscalité, il en ressort un placement financier plus que sure ! C’est d’ailleurs ce qui fait son succès, fin aout, son encours a passé la barre des 200 milliards d’euros pour la première fois depuis sa création.

                Sous forme de lingots, de fonds, d’actions ou d’obligations, l’or est l’unique placement qui a enregistrer une hausse ces douze dernières années et ce de manières consécutives. Aujourd’hui à près de 500 points, le métal précieux a progressé de 524% depuis janvier 2001. Alexendre Carrier, gérant de Fructifonds International Or à Natixis AM explique : « Depuis la crise des subprimes, en 2007, les banques centrales européennes et américaines ont crée des quantités inédites de monnaies : l’équivalent de 6000 milliards de dollars, soit plus de 10% du PIB des deux zones économiques. Les monnaies sont prises en aversion par le marché. C’est très bon pour l’or, qui est vu comme une assurance pour protéger les portefeuilles. » «  La monnaie ne valant plus grand chose, de plus en plus de banques centrales elles mêmes, essentiellement émergentes cherchent à diversifier leur réserves de change, libellées le plus souvent en dollars ou en euros. Elles choisissent l’or, un actif réel et rare, explique Raphaël Dubois, gérant du fonds Goldsphere chez Edmond de Rothshild.

                L’or est donc jusqu’à présent un placement on ne peut plus sur, car c’est un investissement facile, il suffit de s’adresser à sa banque, qui passera commande auprès d’un distributeur de lingot (ou de lingotins, le lingot à 44000€ n’est en effet pas à la portée de tous). C’est un investissement facile et qui est adapté aux investisseurs dont la volonté est d’investir de manière non risquée : la revente est facile et rapide, la liquidité est garantie.

                Dernière nouvelle : l’or chute du fait de la crainte que les pays en difficulté fassent comme Chypre et vendent une partie de leurs réserves d’or.

Les pays du sud de l’Europe détenteurs de centaines de tonnes d’or, pourraient payer leur dette en vendant leur or, à quoi bon les plans de sauvetage ? 

 

Wladimir Bolo - Rersponsable du secteur industriel